Souvenir Mémoire des victimes directes et indirectes

 

                     HOMMAGE & TEMOIGNAGES  : aux HARKIS

            Harki désigne souvent une partie des supplétifs (avec les moghaznis, les groupes mobiles de sécurité et les groupes d’autodéfense engagés dans l’armée française de 1957 à 1962, durant la guerre d’Algérie sous contrat mensuel renouvelable sans avoir un statut militaire. Les « harkas », formations très mobiles, furent d’abord employées localement pour défendre les villages, puis constituées en commandos offensifs sous la responsabilité d’officiers français. Les harkis comme les autres supplétifs obtiennent le statut d’AC en France par une loi du 9 décembre 1974.
            Les harkis ont eu un choix grave et douloureux à faire, l’Algérie ou la France. Ils ont choisi la France et ont combattu aux côtés de et dans l’armée française, certains peuvent en témoigner, comme Rémy Pothet, 24 mois de présence en Algérie, d’août 1960 à avril 1962,   en poste dans une Harka, dans le secteur de Bougie, il a d’ailleurs gardé un bon souvenir de leur dévouement et de leur loyauté. Plus d’un demi-siècle après la fin de la guerre d’Algérie, force est de constater qu’il y a autant de vérités historiques qu’il y a d’historiens, inutile d’en rajouter.
              En tant qu’AC d’AFN, ce n’est pas à eux de commenter ou de juger publiquement les différentes décisions politiques prises à l’égard des harkis ; qu’ils se contentent de témoigner de ce qu’ils  ont vécu ensemble. Certain se souvient encore que dans son secteur, la Saoura, au sud de Colomb-Béchar à la frontière marocaine, ceux qui étaient enrôlés comme pisteurs, grâce à leur connaissance du terrain, savaient retrouver les traces du passage des fellaghas, là où les français ne voyaient que du sable et  des cailloux. Bien qu’au sein de l’armée française, les harkis aient toujours eu un statut différent des appelés de métropole, ayant combattu leurs côtés, à ce titre et suivant un principe fondamental de la République française, l’égalité, ils doivent être considérés comme tous les AC d’AFN, ni plus, ni moins, sous peine d’être marginalisés.
             Comment rendre hommage à cette génération de harkis sans avoir une pensée pour leurs ainés, les Tirailleurs Algériens, dont la situation était différente, certes, mais qui se sont si bien illustrés dans les précédents conflits, et que leurs régiments figuraient parmi les plus décorés de France. Ne pas oublier non plus les FSNA (Français de souche nord algérienne) qui ont participé à la guerre d’Algérie, appelés du contingent puisqu’à l’époque l’Algérie était département français. Mézoued et Chékali , que sont-ils devenus ? Quel sort leur a été réservé ?
                 Questions sans réponse à ce jour…                                       
                                                                                                    Louis Péquillet (25/09/2017)

 

HOMMAGE à un CAPITAINE

MON CAPITAINE

Il était jeune, il était fier, il était beau,
Le regard volontaire, et l'âme d'un héros!.
Il rêvait de grandeur et de magnificence,
D'honneur et de combats, de gloire pour la France.
Très jeune, il prit le large, sur un navire fou,
Pour partir de chez lui, pour partir n'importe où.
A l'appel des sirènes, les uns croient au grand soir,
Les autres croient au ciel, et rêvent dans le noir.
Des maquis de Bigorre, jusqu'aux rives du Rhin,
Des rivières d'Annam, aux djebels algériens;
De Hanoï à Can Tho, jusqu'à Souk El Ténine.
Se croyant investi d'une mission divine,
Celle qui sur le monde, depuis la nuit des temps,
Fit jaillir sans scrupule, tant de larmes et de sang.
Avec la certitude et la foi des croisés,
Le besoin de l'action, la statégie rusée,
Il se donne à fond, en semblant bien d'y croire,
Et sans jamais chercher, ni l'argent ni la gloire.
La cause était perdue, mais il était génial,
Au milieu du grand cirque, son rôle était loyal.
Intrépide et bouillant, sa tête restait froide,
En sachant dire non, pour sauver son escouade.
Ce passé est lointain, profitons de l'instant,
Nous sommes encore en vie, et c'est ça l'important.

                                        Simon (23 juin 2011)
 

INAUGURATION du MEMORIAL Départemental le 30 août 2014

Mémorial

 

A TOI, MON AMI, MON CAMARADE, MORT POUR LA FRANCE EN 1956.

            Il y a plus de 50 ans, chaque jour  que dura la guerre d’Algérie, 10 jeunes Français donnaient leur vie à leur patrie  (chaque jour pendant 2920 jours).

            Toi, mon ami, mobilisé  pourrait-on dire, tu avais laissé ton métier, ta jeune femme, ton enfant à naître, et tu étais parti loin de chez toi, pour t’a-t-on dit , défendre  les intérêts de ta patrie. Comme ton père en 1914, tu ne t’es pas posé de questions : la patrie t’appelait et tu as répondu “présent”. Un jour, lors d’un accrochage comme on disait,  tu fus mortellement blessé.  Tes  copains t’ont rendu hommage  dans le bled, avant que ton corps soit rapatrié en France, aux frais de ta famille. Ta sépulture dans ton petit village a rassemblé des voisins et des amis : pas de militaires pour te rendre  l’honneur dû, pas de discours officiels ; seuls tes parents, ta jeune épouse et ton jeune enfant qui ne comprenait pas qu’il ne connaîtrait jamais son papa.

            Aujourd’hui, un militaire est décédé lui aussi loin de la France, au cours d’une mission  décidée par l’état français. Il n’était pas mobilisé, mais engagé volontaire dans ce noble métier des armes au service de la nation française. A juste titre, en raison de cet engagement, honneur lui a été rendu, en présence de sa famille, par les plus hautes autorités militaires et civiles.

            J’imagine que dans ta tombe tu te remues, et que tu réclames une reconnaissance officielle de ton sacrifice. Non, tu ne réclames pas la légion d’honneur à titre posthume, tu souhaites seulement que  le 19 mars de chaque année, après la cérémonie religieuse organisée par la FNACA, un hommage et des honneurs soient rendus dans la  cour des Invalides, à toi et tes frères d’armes, les  30 000 morts pour la France entre 1952 et 1962, par les plus hautes autorités militaires et civiles, en présence d’invités (frères, sœurs et enfants de soldats du contingent morts pour la France au cours de la guerre d’Algérie et des combats au Maroc et en Tunisie).

            Puisse ton vœu posthume être exaucé !

                                                                                  Albert GENDRONNEAU (17640)

 Venant s'ajouter à la longue liste des Morts pour la France, deux jeunes Vauxois figurent au Monument aux Morts.

morts pour la France

Bernard GERVREAU, mort en 1959, à l'Age de 21 ans

Henry-Guy CORBIER, égorgé à Oran en 1962; il avait 29 ans.

Dans le Square du 19 mars 1962, une stèle rappelle les souffrances endurées par toutes les victimes militaires et civiles de la Guerre d'Algérie et des combats de Maroc et de Tunisie

square   stèle

 Nous nous souvenons aussi de nos 72 amis que nous avons accompagnés à leur dernière demeure et qui ont servi en Algérie, répondant à l’appel de la Nation. Ce sont :

        en 1990,   Claude TOUJOUSE,                   en 1993,  Pierre LEVAREC,    

       en 1995,   Henri DEHAUT,                           en 1996,   Robert DERRE,                     

       en 1998,   Michel GILLIN,                            en 2000,   Jean-Claude BOINARD,

       en 2001,    Cipriano GARCIA, Gaston GUELOU,  Jean-Louis REVELEN,

       en 2002,   Robert BLANCHET,     Michel LACROIX             

       en 2003,   Guy RIFFFONNEAU,                  en 2004,   André RENOULEAUD,

       en 2005,   Serge BERTAUD,   Michel WALQUISE,  Claude DAGOREAU, Paul MORAND .

       en 2006,   Serge PINEAU, Jean CAMUS,  André ROUSSEAU, Georges MAGUIER,  Jean-Marie CURAUDEAU,

       en 2007,   Daniel QUERUEL,  William OBEE,   Maurice ZANI,

       en 2008,   Michel MORICE,   Serge HEURTAULT,   Gilles NOEL ,   Paul FARE,

       en 2009,   Paul DUBOIS, Marcel LYS,  André AUDEBEAU , Pierre PONY,  Pierre HOURQUIN ,

       en 2010,   Gilbert BOURLAND, Christian BRICOU,

       en 2011,   Michel BRUNET, Jean LANGEVIN, Claude ROUAUD ...  Henri RIABOFF,

       en 2012,   Lucien JOURNET,

       en 2013,   Roger SIRVAIN, Jean GILBERT, Charley CLEMENCEAU, Christian HERAIL, Jacques MARTIN-PERIGNON,

       en 2014,   Claude FAURET, Pierre HILDENBRAND, Claude BUFFETEAUD, Gérard DAUNAS, Henri DERREVEAU,

       en 2015,   Raymond FRABOULET, Laurent LAPLACE,  ... /   René SAUZIN,

        en 2016,   Robert GIRERD,    Jean BESNARD,  Hadj KHERDINE,  Aldo DEL PUPPO,.....

        en 2017,  Marcel BREMOND, Guy CANCEL, Jean-Marie LADEUIX .......

        en 2018,  Louis MICHEL, Robert PETIT, Bernard KELHETTER, Serge LEROUX...... Daniel BAILLE, Marius LORAND, Bernard ELLIE,

        en 2019, Georges NEVEU, Raymond SOULARD, Claude PEPIN, Philippe CHAPUIS .....

 

 

Nous nous souvenons d'eux plus particulièrement le 19 mars,

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Date de dernière mise à jour : 12/09/2019

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